top of page

Organisation sociale des groupes de chiens

  • Photo du rédacteur: Jérôme HOAREAU
    Jérôme HOAREAU
  • il y a 4 jours
  • 12 min de lecture

Groupe ou meute ?

Grande question.... Afin d’y voir plus clair, il nous faut définir et classer les différents groupes qui existent chez les animaux grégaires, c’est à dire qui, naturellement, ont tendance à vivre avec leurs congénères.

Nous pouvons distinguer chez les animaux différentes formes de groupes :

  • Les agrégations, qui ne sont ni plus ni moins qu’un regroupement sans attraction sociale (coraux, mollusques).

Agrégations d'anémones de mer


  • Le  groupe anonyme, c’est le regroupement de plusieurs individus sans reconnaissance individuelle. Il peut être “ouvert”, n’importe qui peut entrer ou sortir à tout moment, (bancs de poissons) ou “fermé”, c’est à dire qu’on en sort pas et surtout qu’aucun autre individu n’y rentre (abeilles, fourmis).

Banc de poissons


  • Le groupe organisé, c’est le groupe au sein duquel une individualisation des comportements entre membres du groupe se met en place. Un individu a une relation différente suivant le congénère qu’il a face à lui. C’est le cas des groupes de primates notamment (chimpanzés, Bonobos).

Famille de Bonobos


  • Le groupe hiérarchisé, est celui au sein duquel chaque individu a un lien de subordination avec l’autre, ce qui donne une position hiérarchique définie, défendue, stable, et un ordre plus ou moins linéaire. Beaucoup de groupes d’animaux fonctionnent sur ce modèle, de la poule (oui, oui !) aux lions.

Troupes de Lions


Evidemment, nous allons nous intéresser au groupe hiérarchisé, puisque c’est dans celui-ci que la plupart des gens classeront d’emblée le chien, son ancêtre le loup, mais aussi nombre de canidés et autres carnivores.

Les groupes hiérarchisés peuvent être organisés selon :

  • Une organisation patriarcale ou matriarcale

  • Une organisation pyramidale

Chez le loup, le modèle est plutôt du premier type, même s'il est communément admis aujourd'hui que la meute est en fait une cellule familiale, composé d'un couple de parents, affublés de leurs rejetons des 2 ou 3 dernières portées. Y a t'il dès lors besoin d'instaurer une hiérarchie ? Probablement pas, car elle est établie de facto. Quel louveteau irait contester l'autorité de son père ? Ça n’a pas de sens ! De plus, les loups semblent plus organisés vers un modèle de une hiérarchie collaborative qui emporte l’adhésion de tous et tend vers la survie du groupe. 

Meute de Loups


Mais alors chez le chien, on vit en groupe ou on vit en meute ?



Le chien, éternel adolescent !

La différence, entre le loup, socialement très organisé, et le chien, enfin une des différences, tient dans son développement “psychologique” : On dirait que le chien adulte est un éternel adolescent...

Youki à 4 semaines


Eh bien en fait, ce principe est un principe reconnu et assez documenté dans le monde de la biologie animale : la néoténie.

La néoténie, c’est le fait de conserver des caractéristiques juvéniles chez l’adulte, et/ou d’atteindre la maturité sexuelle avant l’age adulte.

Louveteaux


Chez le loup, la maturité sexuelle n’est atteinte qu’à environ 3 ans. L’inceste n’est pas permis. Les combats sont ritualisés. L’aboiement a disparu qu profit du hurlement. Les jeux disparaissent avec l’age au profit de relations sociales plus abouties. (léchage de babines, toilette mutuelle, postures ritualisées, etc...) Et surtout, l’organisation en meute apparaît.

Les loups adultes n'aboient plus.


Chez le chien, c’est comme si on se trouvait en face de grands louveteaux : Les chiens deviennent matures sexuellement entre 6 mois et 1 an, et il n’y a pas de tabous. Les combats ne s’arrêtent que lorsqu’un évènement les arrête. (chez les louveteaux, les adultes interviennent) Si rien ne les arrête, ils peuvent s’entretuer. Le chien continue à aboyer, joue toute sa vie, et ne s’organise jamais.

Cette particularité n’est pas le propre du chien, mais est un résultat de la domestication de certaines espèces. Pour l’illustrer, on peut se souvenir que le chat sauvage adulte ne ronronne plus, alors que le chat domestique ronronne toute sa vie. Une expérience menée sur des renards dans les années 1950 par Dmitri Beliaïev a montré qu’au bout de quelques générations de renards domestiqués, ceux-ci perdaient leur traits adultes, et même leur pelage roux !

Dmitri Beliaïev et ses renards


Ils ont perdu leur pelage roux !



Une organisation sociale floue

Afin de ne pas vous faire penser que “le chien ne s’organise pas en meute” est chez moi une croyance, je vais maintenant citer des auteurs, scientifiques, qui ont fait des longues études et tout et tout, et qui ont notamment étudié les groupes de chiens :

  • “En ce qui concerne les groupes de chiens, il n’existe pas de données scientifique nous permettant d’attester que les chiens de compagnie s’organisent en hiérarchie de dominance comme certains loups (ce qui est très variable en fonction des loups et du milieu de vie). Inférer ce mode d’organisation chez nos chiens est donc tout à fait arbitraire. (Séverine Belkhir (éthologue au refuge AVA et doctorante à l’Université Paris 13) et Thierry Bedossa Dr vétérinaire (président de l’association AVA et de la SFC) )

Dingos australiens


  • “Cela pourrait laisser penser que les comportements sociaux du chien et du loup sont semblables. Pour étudier Canis familiaris, il est nécessaire de s’affranchir de deux biais : le fait qu’il dépende de l’homme pour l’accès aux ressources, et le fait qu’il ne vive plus en meute avec ses conspécifiques. Ainsi des études ont été menées sur des groupes de chiens féraux, c’est-à-dire vivant libres à l’état sauvage, sans nourriture ni abri directement fournis par l’homme, ne montrant pas de familiarisation à l’homme mais au contraire une aversion forte et permanente vis-à-vis de ce dernier. En zone urbaine, il ressort de la majorité des études que le chien aurait un comportement asocial. En effet la plupart des chiens observés vivent seuls, et le rassemblement temporaire de deux ou plusieurs chiens ne résulterait pas d’un processus de socialisation, mais d’un regroupement par hasard des ressources au même endroit par exemple (Brunet, 2007). Daniels (1983) justifie ce résultat par le fait que la socialité est un avantage pour les groupes dans certains contextes. Ainsi les chiens errants en milieu urbain n’ont pas besoin de chasser, ils se nourrissent dans les décharges. De plus leur seul prédateur est l’homme, et un groupe de chiens est plus dérangeant, donc plus traqué qu’un animal seul. Néanmoins on ne peut ici généraliser et en déduire que le chien est une espèce asociale, mais plutôt que la socialité et donc la propension à former des groupes sont dépendantes des caractéristiques du milieu. Cela est confirmé par les études menées en milieu sauvage ou à la campagne, qui mettent en évidence la formation de petits groupes de chiens (de 2 à 5 individus). D’après les observations de Boitani et Ciucci (1995) sur une population de chiens féraux en Italie, la taille de ces groupes n’est cependant pas régulée, et ne s’adapte pas à la disponibilité des ressources du milieu. Les chiens semblent se regrouper sans structure sociale particulière, les individus étant le plus souvent non apparentés. On observe des agrégations de couples monogames et de leurs descendants au sein d’un même groupe, et deux cycles de reproduction par an. Ce système ne permet pas un mécanisme efficace de régulation de leur population. Selon l’étude de Pal (2005) menée en Inde, il n’y a pas ou peu de coopération dans les soins aux jeunes, les femelles s’isolent avec leur portée et une forte mortalité juvénile en découle. Leurs comportements sociaux les rendent inefficaces dans les activités de groupe. Ils présentent par exemple une faible habileté à la chasse, et les proies chassées sont de petite taille. Leur domaine vital est en moyenne de 58km2, et présente des zones définies utilisées de manière répétée et défendues contre les intrus. Ils présentent donc la même stratégie d’utilisation de l’espace que les meutes de loups, mais aucun partage territorial n’a été observé (Boitani et Ciucci, 1995). De plus, l’organisation sociale du chien est différente. Même si des signaux ritualisés, similaires à ceux émis par les loups, et des comportements agonistiques sont observés, Boitani et Ciucci (1995) avancent qu’on ne peut appliquer le modèle hiérarchique de dominance/subordination au chien. Bradshaw et al. (2009) ont étudié la question en observant les interactions agressives entre les individus dans un groupe 19 chiens castrés. Pour certaines dyades, aucune relation de dominance/subordination n’a pu être mise en évidence, les interactions n’étant pas asymétriques ou trop peu nombreuses. Aucun chien n’apparaît comme constamment dominant, et aucune structure hiérarchique n’a pu être montrée. Les relations semblent s’instaurer simplement par dyade, et l’étude en conclut que la hiérarchie de dominance/subordination n’est pas applicable aux groupes de chiens. Bradshaw et al. (2009) font l’hypothèse que des apprentissages associatifs et la valeur de la ressource pourraient à eux seuls constituer les bases de l’organisation des groupes de chiens. Les interactions sociales résulteraient par exemple simplement du contexte et des expériences précédentes : après plusieurs réponses répétées, l’individu apprendrait à reconnaître des indices spécifiques pouvant prédire une réponse positive ou négative de la part de l’autre. Il fonctionnerait donc par apprentissages associatifs. Le modèle de la valeur de la ressource prédit quant à lui l’issue d’un conflit selon la valeur subjective de cette ressource pour chacun : plus un individu la perçoit comme intéressante, plus il s’investira dans sa défense et ressortira vainqueur du conflit.” Extrait d’une thèse vétérinaire soutenue par Emilie DELMAR à l’Ecole Vétérinaire de Maison-Alfort en 2014.

Dhôles


  • “Les modes d’organisation sociale de ces chiens sont à leur tour extrêmement divers et font voler en éclat le modèle de bandes organisées et nettement hiérarchisées, distinguant des dominants et des dominés. La littérature, et mes observations personnelles, en Europe du Sud, en Tunisie, au Sénégal, au Brésil ou encore dans les petites Antilles m’en ont convaincu : on s’égarerait à rechercher un système type, y compris, dans la durée, au sein d’une même population. Par exemple, ces chiens vivent-ils en groupes ? Pas nécessairement. Quand les conditions de recherche de la nourriture le permettent, on observe que de nombreux chiens vont « seuls à leurs affaires » et que cela semble leur convenir parfaitement. Quant aux groupes, quand ils existent, ils n'ont rien de figé ni de bien rigide ; ils apparaissent plutôt de circonstance, et il est parfois difficile d'y distinguer quelque hiérarchie que ce soit. En fait, l’élément structurant du mode de vie est la ressource alimentaire, et dans la mesure du possible, celle-ci est protégée. La situation suivante se rencontre souvent : un individu découvre une ressource autour d’une habitation ; cette ressource est limitée, mais distribuée de manière régulière : il peut s’agir des restes alimentaires abandonnés à un endroit précis, ou encore distribués par une personne charitable. On observe alors que l’individu se comporte exactement comme s’il était… le chien du lieu, en interdisant notamment l’accès à tous les autres chiens, dans un premier temps, voire à tout élément identifié par le chien comme « étranger », humains y compris. Ce qui est très étonnant, c’est que les autres chiens vont en effet « respecter » cette sorte de droit de propriété,évitant de le transgresser, ou s’ils doivent le faire, parce que c’est pour eux un point de passage obligé, y adoptant un parfait comportement de soumission. Les comportements des uns et des autres ne sont donc dictés ni par les forces physiques respectives, ni par une disposition de caractère spécifique, mais uniquement par le lieu et les circonstances. Le chien A, « propriétaire » d’un lieu A, se montrera fortement dominant avec le chien B, « propriétaire » d’un lieu B, quand les deux animaux se rencontreront au voisinage du lieu A ; le même chien A, on l’a compris, sera à son tour nettement « dominé » par le même chien B, quand les deux animaux se rencontrent sur le lieu B. Dans d’autres circonstances, le lieu choisi est trop important pour un seul individu : cas d’une décharge publique par exemple ; il peut alors se mettre en place un type d’organisation plus collectif : un groupe d’un certain nombre d’individus investira l’endroit, le considérant comme sa propriété, et le défendant contre toute intrusion. Les chiens étrangers au groupe sont en principe vigoureusement chassés. De tels groupes peuvent paraître plus ou moins hiérarchisés, mais il est possible qu’il s’agisse en fait de groupes familiaux. Ce qui est certain, c’est qu’ils deviennent alors très territoriaux, et peuvent constituer une réelle menace pour tout être vivant considéré par le groupe comme allogène. J’avais été très impressionné par un groupe de tels chiens vivant dans une décharge en Tunisie ; les animaux, de loin, paraissaient assez beaux, tous blancs, de type lupoïde, et piqué de curiosité, j’ai voulu m’en approcher : dès qu’ils m’ont détecté, la meute a eu un comportement très surprenant ; deux « commandos » se sont immédiatement constituées, d’une dizaine d’individus chacun, et se sont mis à courir, non pas directement dans ma direction, mais l’un nettement sur ma droite, l’autre nettement sur ma gauche : j’ai immédiatement compris, j’allais être pris en tenaille, et les aboiements des coureurs ne laissaient aucun doute sur leurs intentions… je n’ai dû qu’à mon anticipation d’avoir évité un quart d’heure sans doute assez délicat… Mais c’est ici qu’intervient une autre très grande difficulté de l’observation de ces chiens dits « sans maître » : jusqu’à quel point le sont-ils effectivement ? Comme j’ai voulu en savoir plus, je suis retourné vers ma décharge, mais cette fois, en voiture… La vérité m’oblige à dire que je n’ai pas eu plus de succès que la première fois, et que l’on m’a vite fait comprendre que ma présence n’était pas réellement souhaitée ; s’ajoutaient aux chiens pour ces savantes explications, un groupe de trois ou quatre hommes, aux allures de chiffonniers… quels étaient les rapports que les uns entretenaient avec les autres ? J’ai eu la faiblesse d’arrêter là mon enquête… Des groupes de chiens qui s’attachent à un lieu et le défendent plus ou moins farouchement peuvent s’observer dans un grand nombre d’endroits : certains ports de pêche, dans un pays d’Europe du Sud, dont je tairai le nom pour ne fâcher personne, sont enclos, en particulier la nuit, interdisant le passage des voitures. Des chiens y vivent plus ou moins librement, vont et viennent, se nourrissant des restes et des entrailles de poissons. Mais la ressource à certaines époques de l’année est parfois plus rare ; les animaux peuvent alors devenir extrêmement agressifs, non seulement entre eux, mais aussi envers les humains, et présenter une certaine forme de danger. Ce qui est à noter, c’est que le comportement de tels groupes est totalement désordonné et aléatoire ; on n’y observe ni organisation d’ensemble, ni meneurs ; la seule hiérarchie que l’on puisse y déceler est celle… de la faim ! [....] Je n’observais pas de hiérarchie figée chez les chiens à mon domicile, parce que celle-ci n’existe pas chez le chien ; et bien que les personnes qui décrivent de telles hiérarchies se défendent vigoureusement de toute attitude anthropomorphique, ce qu’elles ont cru voir est un exemple flagrant d’anthropomorphisme, fut-il inconscient ou involontaire : elles ont voulu voir l’organisation des chiens comme elles croient nécessaires nos organisations humaines, avec des présidents dominants pour diriger, et des contribuables dominés pour en payer les impôts.” Michel Georgel, “Ethologie du loup, éthologie du chien: Pour en finir avec certaines idées généralement et généreusement préconçues !”, 2016

Lycaons


Bon voilà, je n’ai rien inventé. Le chien ne s’organise pas en meute. C’est prouvé. C’est scientifique. C’est documenté. Et donc évidemment, ce qui en découle, c’est : FINI la théorie de la dominance, du maître-chef-de-meute, et tout le tralala qui va avec. Il faut cesser de penser que son chien veut un jour dominer le monde, et de faire avec lui ce qu’on aurait aimé pour soi-même : avoir du pouvoir, par la force. 

Chiens féraux


Comme le dit Séverine BELKHIR, Concernant la notion de « dominant », il y a très souvent confusion entre le rang social et le tempérament de l’animal. Le rang social renseigne sur la place de l’animal dans son groupe. Si plusieurs espèces sociales présentent une « organisation sociale », leur permettant de répondre de manière efficace aux pressions de l’environnement (prédation, recherche de nourriture,…), elle peut être de différente forme. La hiérarchie de dominance en est une, mais n’est pas applicable à tous les groupes et n’a de sens que dans des groupements d’individus de la même espèce. Ainsi, même si le chien est une espèce sociale et que nous le sommes également, nous ne formons pas pour autant un groupe social avec nos chiens. On parlera plutôt de groupement interspécifique et en aucun cas d’organisation sociale. La hiérarchie de dominance entre l’homme et le chien n’existe donc pas. [....] Le tempérament d’un animal est en partie héritable génétiquement, mais sera modulé par ses expériences de vie. L’animal aura une prédisposition à exprimer un tempérament plutôt « joueur », « curieux », « intrépide », « peureux » ou « assertif »… Mais ces traits ne sont pas totalement innés. Les échanges avec son environnement physique ou social, bien souvent lorsqu’il est très jeune, vont moduler le tempérament que l’on observera chez un animal adulte. Chez le chien le tempérament dit « assertif » est bien souvent confondu avec ce qui est communément qualifié de « statut de dominant ». Ce trait de tempérament va s’exprimer par l’expression de comportements considérés comme agressifs, par notamment une acceptation de la contrainte très limitée pour certains chiens. Mais contrairement au trait de tempérament, le statut de dominant n’est en aucun cas héritable et dépend du contexte. Oubliez donc tous ces conseils totalement arbitraires pour « soumettre » votre chien, lui indiquer sa place de soumis dans la meute. Votre chien n’est pas un loup, vous ne formez pas une meute avec lui. Considérer le chien, comme un simple « loup apprivoisé », c’est négliger ses propres compétences, ses besoins comportementaux et physiologiques, mais aussi cette remarquable plasticité comportementale propre à cette espèce. C’est-à-dire, cette capacité à s’adapter à des environnements variés et à cohabiter et échanger avec diverses espèces. Et de fil en aiguille, tout ceci peut avoir un impact sur leurs comportements et leur bien-être. Une vie harmonieuse et respectueuse avec votre chien trouve son origine non pas dans des interactions conflictuelles avec lui, mais plutôt dans des échanges positifs et le respect de ses besoins en tant que chien mais aussi en tant qu’individu avec son tempérament et ses propres expériences de vie. C’est pourquoi, un chien ayant la possibilité d’interagir avec des congénères régulièrement, vivant dans un environnement répondant à ses besoins et ayant des interactions positives avec un grand nombre d’humain différents, aura plus de chance de présenter un tempérament confiant/audacieux (« boldness ») pour le bonheur de tous !


Jérôme HOAREAU, Educateur Canin Comportementaliste


 
 
 

Posts récents

Voir tout

Commentaires


© 2018 by Jerome HOAREAU. Proudly created with Wix.com

bottom of page